Etude de phase 3 randomisée comparant le JNJ-79635322 et un anticorps bispécifique anti-BCMAxCD3 chez des participants atteints d'un myélome multiple en rechute ou réfractaire qui ont reçu au moins 3 lignes de traitement antérieures, notamment un inhibiteur du protéasome, un immunomodulateur et un anticorps anti-CD38.

Essai clinique

Type : Industriel
Statut : Ouvert
Phase : III
Type de traitement : Thérapie ciblée, Immunothérapie
Étape de prise en charge : Stade métastatique : 3ème Ligne et +
Date d'ouverture : 18/05/2026
Date clôture : 12/12/2028
Promoteur : Janssen Cilag International
Progression du cancer: Cancer Hématologique : Récidivant ou réfractaire
Résumé :

Le JNJ-79635322 (BCMA x GPRC5D x CD3) est un nouvel anticorps trispécifique de type IgG1 ciblant le récepteur des lymphocytes T (portion CD3) avec 1 bras de liaison et 2 domaines de liaison aux antigènes cibles des plasmocytes clonaux (BCMA et GPRC5D).

L’objectif principal est de comparer l’efficacité du JNJ-79635322 à un anticorps bispécifique antiBCMA x CD3, sur la base du double critère de jugement principal de taux de survie globale (ORR : Overall Response Rate) et de survie sans progression (PFS : Progression Free Survival), chez des participants atteints d’un MMRR ayant reçu au moins 3 lignes de traitement antérieures, dont un IP, un IMiD et un anticorps anti-CD38. Les objectifs secondaires évaluent des critères de jugement supplémentaires d’efficacité et de sécurité.

Domaines/spécialités :
  • Cancers hématologiques
    • Myélome multiple
Pathologies :
  • Myélome multiple et tumeurs malignes à plasmocytes - Cim10 : C90

Critères de population

Sexe : Homme et femme
Age minimum : 18 ans
Critères d’inclusion :
  1. Être âgé(e) de 18 ans ou plus au moment de la signature du consentement éclairé (ou au moins avoir l'âge légal de la majorité dans la juridiction où l'étude se déroule)
  2. Diagnostic documenté de myélome multiple (MM) tel que défini par les critères ci‑dessous :
    1. Diagnostic de MM selon les critères diagnostiques de l'IMWG (Rajkumar 2014).
    2. Maladie mesurable au moment de la sélection telle qu'évaluée par le laboratoire centralisé, définie par l'un des critères suivants :
      1. Taux de protéine-M sérique ≥ 0.5g/dL
      2. Chaînes légères libres d’immunoglobulines sériques ≥10mg/dL et rapport kappa/lambda des chaînes légères libres d’immunoglobulines sériques anormal
      3. Taux de protéine-M urinaire ≥ 200 mg/24 heures REMARQUE : Dans des circonstances exceptionnelles et après discussion avec le promoteur et approbation écrite de sa part, les résultats du laboratoire local peuvent être utilisés pour déterminer l'éligibilité initiale, mais uniquement si les résultats locaux dépassent clairement les seuils de mesurabilité (≥25%). Dans ce cas, des résultats du laboratoire centralisé doivent néanmoins être obtenus à partir d'échantillons prélevés avant le début du traitement à l'étude pour établir les valeurs de référence et confirmer les résultats du laboratoire local.
  3.  Avoir reçu au moins 3 lignes antérieures de traitement antimyélome, incluant un inhibiteur du protéasome (IP), un agent immunomodulateur (IMiD) et un anticorps anti‑CD38. Se reporter à la section 10.7 pour la définition d'une ligne de traitement
  4. Progression de la maladie documentée ou de l'échec d’obtention d’une réponse (ie, RP ou mieux) à la dernière ligne de traitement, déterminée par l’investigateur sur la base des critères de réponse de l’IMWG. Maladie en rechute ou réfractaire telle que définie ci‑dessous :
    1. La maladie en rechute est définie comme une réponse initiale au traitement antérieur, suivie d’une progression de la maladie confirmée selon les critères de réponse de l’IMWG >60 jours après l’arrêt du traitement.
    2. La maladie réfractaire est définie comme l’échec d’obtention d'une réponse (ie. RP ou mieux) ou une progression de la maladie confirmée selon les critères de réponse de l’IMWG pendant le traitement antérieur ou ≤60 jours après l’arrêt du traitement.
  5. Avoir interrompu l'utilisation concomitante de tout autre traitement anticancéreux (y compris la radiothérapie non palliative) ou d'un agent expérimental. Une toxicité liée au traitement anticancéreux précédent doit être revenue à un Grade 1 ou inférieur (à l'exception de l'alopécie, la fibrose cutanée ou la décoloration, la sensation de bouche sèche, l'endocrinopathie prise en charge par traitement substitutif, la neuropathie périphérique et la dysgueusie, qui doivent être de Grade 2 ou inférieur).
  6. Avoir un indice de performance ECOG de 0 à 2 à la sélection et immédiatement avant le début de l'administration du traitement à l'étude (Oken 1982).
  7. Fonction rénale : Avoir un DFG estimé (eGFR), calculé avec la formule CKD‑EPI basée sur la créatinine (section 10.12), supérieur à >30 mL/min pendant la période de sélection.
  8. Fonction hépatique : Les participants sont éligibles s'ils présentent les valeurs biologiques suivantes pendant la période de sélection et dans les 24 heures précédant le début de l'administration du traitement à l'étude : AST et ALT <2.5 × limite supérieur à la normale Bilirubine totale <1.5 × limite supérieur à la normale En cas d'hyperbilirubinémie congénitale non hémolytique connue (par ex. syndrome de Gilbert) : bilirubine totale isolée ≥1.5 x imite supérieur à la normale avec bilirubine directe <1.5 × limite supérieur à la normale.
  9. Valeurs hématologiques : Les participants sont éligibles s'ils présentent les valeurs biologiques suivantes pendant la période de sélection et dans les 24 heures précédant le début de l'administration du traitement à l'étude : Hémoglobine ≥7.5 g/dL, sans transfusion ni administration de facteurs de croissance dans les 7 jours précédant l'analyse. Neutrophiles ≥0.75×10^3 /μL (un soutien antérieur par facteurs de croissance est permis, mais aucun soutien dans les 7 jours précédant l'analyse pour le G‑CSF ou le GM‑CSF, et dans les 14 jours pour le G‑CSF pégylé). Plaquettes ≥50×10^3/μL, sans transfusion ni administration de facteurs de croissance dans les 7 jours précédant l'analyse.
  10. Les participants doivent s'engager pendant le traitement à l'étude et jusqu'à 6 mois après la dernière dose de traitement à : Ne pas allaiter et ne pas débuter une grossesse. Ne pas donner de gamètes (ie ovules ou spermatozoïdes) ni les congeler pour un usage futur à des fins de procréation assistée. Porter un préservatif externe lorsque la transmission de sperme/éjaculat est possible. Si la personne est en âge de procréer : Avoir un test de grossesse hautement sensible (p.ex. β-hCG) négatif au moment de la selection et dans les 24 heures précédant la première dose du traitement à l'étude, et accepter de réaliser des tests de grossesse supplémentaires. Utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace ; si des contraceptifs oraux sont utilisés, une méthode de contraception par barrière doit également être employée. Si la personne peut produire du sperme et que sa partenaire est en âge de procréer, la partenaire doit utiliser une méthode de contraception hautement efficace.
  11. Fournir un consentement éclairé tel que décrit dans la Section 10.2.3
  12. Être disposé(e) et capable de respecter les restrictions de mode de vie spécifiées dans ce protocole.
Critères d’exclusion :
  1. Conditions médicales graves sous‑jacentes, telles que :
    1. Présence d'une infection systémique active (virale, fongique ou bactérienne) nécessitant un traitement antiviral, antifongique ou antimicrobien systémique et cliniquement significatif lors de lapremière dose de traitement.
    2. Maladie auto‑immune active nécessitant une thérapie immunosuppressive systémique dans les 6 mois précédant le début du traitement à l'étude. EXCEPTION : les participants présentant un vitiligo, un diabète de type I ou une thyroïdite auto‑immune antérieure actuellement euthyroïdienne sur la base des symptômes cliniques et des examens biologiques sont éligibles quelle que soit la date du diagnostic ou du traitement.
    3. Preuve clinique évidente de démence ou d'altération de l'état mental.
    4. Présence, dans les 6 mois précédant la première dose du traitement à l'étude, de l'un des éléments suivants : angine sévère ou instable, infarctus du myocarde, crise d'épilepsie, événements thromboemboliques majeurs (par ex. embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral [y compris AIT et AVC]), arythmies ventriculaires cliniquement significatives ou insuffisance cardiaque de stade III à IV selon la New York Heart Association. La thrombose veineuse profonde non compliquée n'est pas considérée comme motif d'exclusion.
  2. Hépatite active d’origine infectieuse :
    1. Séropositivité pour l’hépatite B : définie par un test positif pour HBsAg. Les participants ayant une infection résolue (ie HBsAg négatif avec anticorps dirigés contre l’antigène core total de l’hépatite B [anti‑HBc] positifs) doivent être dépistés par RT‑PCR pour la mesure des niveaux d’ADN VHB. Ceux qui sont RT‑PCR positifs seront exclus. Les participants dont les résultats sérologiques suggèrent une vaccination contre le VHB (anti‑HBs positifs comme seul marqueur sérologique) ET qui ont des antécédents connus de vaccination contre le VHB n’ont pas besoin d’être testés par RT‑PCR pour l’ADN VHB. (voir section 10.6, Dépistage du virus de l’hépatite B)
    2. Infection connue par le virus de l’hépatite C ou test sérologique positif pour l’anticorps anti‑VHC. Les participants avec anticorps anti‑VHC positifs en raison d’une infection antérieure résolue ne peuvent être inclus que si un test de confirmation de l’ARN du VHC négatif est obtenu à la selection ou dans les 3 mois précédant la première dose du traitement à l’étude.
    3. Autre maladie hépatique d’origine infectieuse cliniquement active.
  3. Participants séropositifs pour le VIH et remplissant l'un des critères définis au protocole.
  4. Leucémie à plasmocytes au moment de la sélection (≥5% de plasmocytes circulants dans le frottis sanguin périphérique), macroglobulinémie de Waldenström, syndrome POEMS (polyneuropathie, organomégalie, endocrinopathie, protéine monoclonale et changements cutanés), ou amylose primaire à chaînes légères amyloïdes.
  5. Atteinte connue active ou antécédent d’atteinte du système nerveux central (SNC), ou présence de signes cliniques d'une atteinte méningée du myélome multiple. Si l'un ou l'autre est suspecté, une IRM cérébrale complète négative et une cytologie négative du liquide céphalo‑rachidien sont requises.
  6. Présence de l’un des éléments suivants : i. Tout syndrome myélodysplasique en cours ou tumeur maligne à cellules B (autre que le myélome multiple). ii. Antécédent de tumeur maligne, autre que le myélome multiple, considéré comme présentant un risque élevé de récidive nécessitant une prise en charge systémique. Les seules exceptions autorisées sont : i. Toute tumeur maligne qui n’évoluait pas et n’exigeait pas de changement de traitement au cours des 12 derniers mois et qui n’est pas considérée à haut risque de récidive nécessitant une thérapeutique systémique. ii. Tumeurs malignes traitées au cours des 12 derniers mois et considérées à très faible risque de récidive : a. Cancer de la vessie sans infiltration musculaire (néoplasme urothélial papillaire de stade Ta à faible potentiel de malignité ou de bas grade, <3 cm, sans carcinome in situ) b. Cancers de la peau non‑mélanomes traités par une thérapie à visée curative, ou mélanome localisé traité uniquement par résection chirurgicale curative c. Cancer du col de l'utérus non invasif d. Cancer du sein : carcinome lobulaire in situ ou carcinome canalaire in situ adéquatement traités, ou antécédent de cancer du sein localisé (le traitement par hormonothérapie est permis) e. Cancer de la prostate localisé (M0, N0) avec un score de Gleason ≤7a, traité localement uniquement (prostatectomie totale / radiothérapie / traitement focal) iii. Autre tumeur maligne considérée comme guérie avec un risque minimal de récidive. REMARQUE : En cas de doute, consulter le promoteur avant d’inclure un participant.
  7. Allergies, hypersensibilité ou intolérance suspectées ou connues aux excipients de JNJ‑79635322 (se référer à la brochure investigateur)
  8. Intervention chirurgicale majeure (p.ex. nécessitant une anesthésie générale) dans les 2 semaines précédant la première dose, ou n'être pas complètement rétabli d'une intervention, ou avoir une intervention prévue pendant la période attendue de participation à l’étude. Remarque : Les participants pour lesquels des interventions chirurgicales programmées seront réalisées sous anesthésie locale peuvent participer.
  9. Allergies, hypersensibilité ou intolérance suspectées ou connues au teclistamab ou à ses excipients (TECVAYLI USPI 2024).
  10. Exposition antérieure ou concomitante à l’un des éléments suivants, dans le délai spécifié avant la randomisation : a. Thérapie de redirection des lymphocytes T (p. ex. CAR‑T, anticorps bispécifique) dans les 6 mois précédant la randomisation. b. Antécédent de traitement à la fois avec une thérapie dirigée contre BCMA et une thérapie dirigée contre GPRC5D. c. Antécédent de traitement avec un anticorps bispécifique dirigé contre BCMA. d. Greffe de cellules souches allogéniques dans les 6 mois précédant la première dose du traitement à l'étude. Les participants ayant reçu une greffe allogénique doivent avoir arrêté tous les médicaments immunosuppresseurs depuis 6 semaines avant le début de l'administration du traitement à l'étude et ne présenter aucun signe de maladie du greffon contre l'hôte. e. Avoir reçu une dose cumulée de corticostéroïdes équivalente à ≥140 mg de prednisone dans les 14 jours précédant la première dose du traitement à l'étude f. Avoir reçu un médicament expérimental, une intervention expérimentale (y compris un vaccin expérimental), ou avoir utilisé un dispositif médical expérimental invasif dans les 28 jours ou sur une période correspondant à 5 demi-vies ou plus, selon la durée la plus longue.
  11. Avoir reçu ou planifier de recevoir tout vaccin vivant atténué dans les 4 semaines précédant la première dose du traitement à l'étude, pendant le traitement, ou dans les 90 jours suivant la dernière dose du traitement à l'étude. Les vaccins non vivants et non réplicatifs, approuvés ou autorisés pour une utilisation d’urgence par les autorités sanitaires locales, sont autorisés.
  12. Toute condition pour laquelle, selon l'avis de l'investigateur, la participation ne serait pas dans le meilleur intérêt du participant (p. ex., compromettre son bien‑être) ou qui pourrait empêcher, limiter ou fausser les évaluations spécifiées par le protocole.

Centre d'investigation

En cours
Nom : CHRU de NANCY
Ville : NANCY (54)
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Nom : Recherche Clinique
Prénom : générique
Téléphone : 03 83 15 52 81
Email : cci@chru-nancy.fr

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