Essai randomisé de phase III visant à comparer l'association trifluridine/tipiracil + fruquintinib au traitement par trifluridine/tipiracil seul dans le traitement de l'adénocarcinome œso-gastrique métastatique

Essai clinique

Type : Académique
Statut : Ouvert
Phase : III
Type de traitement : Chimiothérapie, Thérapie ciblée
Étape de prise en charge : Stade métastatique : 3ème Ligne et +
Date d'ouverture : 03/03/2026
Date clôture : 30/11/2030
Promoteur : Federation Francophone de Cancerologie Digestive (FFCD)
Progression du cancer: Loco-régional et à distance
Résumé :

Le cancer avancé de l'estomac et de la jonction gastro-œsophagienne (JGO) reste une maladie très grave. Aujourd'hui, seuls 10 à 15 % des patients sont encore en vie après 5 ans. Les traitements visent principalement à contrôler les symptômes, à prolonger la vie et à maintenir la qualité de vie.

Les premiers traitements combinent généralement deux chimiothérapies, mais ces dernières années ont apporté de réels progrès. L'immunothérapie, qui consiste à administrer des médicaments qui « débloquent » le système immunitaire, a montré des bénéfices évidents. Pour les patients dont les tumeurs présentent certains marqueurs (comme le PD-L1), l'association de médicaments tels que le nivolumab ou le pembrolizumab à la chimiothérapie peut aider les patients à vivre plus longtemps. Une autre avancée majeure est le zolbetuximab, un traitement ciblé qui attaque une protéine (Claudin 18.2) présente dans de nombreux cancers gastriques, améliorant également la survie.

Lorsque le cancer continue de se développer malgré ces thérapies, des traitements de deuxième ligne sont utilisés. Le plus courant est la chimiothérapie avec paclitaxel + ramucirumab, qui bloque l'apport sanguin à la tumeur. Ces médicaments prolongent la survie, mais généralement de quelques mois seulement.

Pour les patients qui ont besoin d'une troisième option, le médicament oral trifluridine/tipiracil (TAS-102) peut leur donner un peu plus de temps, même si ses bénéfices restent limités. C'est pourquoi les chercheurs explorent actuellement des combinaisons. Comme les tumeurs de l'estomac dépendent de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, la combinaison de la trifluridine/tipiracil avec des médicaments anti-angiogéniques, qui coupent l'approvisionnement en sang de la tumeur, semble prometteuse.

L'un des médicaments les plus prometteurs est le fruquintinib, dont l'efficacité a déjà été prouvée dans le traitement du cancer colorectal. Un nouvel essai international, FRUQUITAS (ENGIC 06/PRODIGE 114), évalue actuellement si l'ajout du fruquintinib à la trifluridine/tipiracil peut améliorer la survie des patients atteints d'un cancer avancé de l'estomac ou gastro-œsophagien.

Domaines/spécialités :
  • Cancers digestifs
    • Œsophage
    • Estomac
Pathologies :
  • Tumeur maligne de l'oesophage - Cim10 : C15
  • Tumeur maligne de l'estomac - Cim10 : C16

Critères de population

Sexe : Homme et femme
Age minimum : 18 ans
Critères d’inclusion :
  • Âge ≥ 18 ans (patients inscrits indépendamment du genre).
  • Adénocarcinome métastatique de l’estomac, de la jonction gastro‑œsophagienne (JGO) ou de l’œsophage, histologiquement confirmé.
  • Traitement antérieur par deux ou trois lignes en situation métastatique (les patients ayant reçu une thérapie adjuvante et développant une maladie métastatique dans les 6 mois suivant la fin du traitement doivent être considérés comme ayant échoué au traitement de première ligne en situation métastatique).
  • Traitement antérieur (progression ou intolérance) avec des sels de platine (oxaliplatine ou cisplatine), fluoropyrimidine et irinotécan et/ou taxane (+/- agents anti-HER2 +/- inhibiteurs de points de contrôle immunitaire +/- ramucirumab +/- anti-claudin 18.2).
  • Lésions mesurables ou non mesurables (critères d’évaluation de la réponse dans les tumeurs solides – RECIST 1.1).
  • Score de performance selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) 0‑1.
  • Fonction organique adéquate : ANC ≥ 1,5 x 10⁹/L, hémoglobine ≥ 9 g/dL, plaquettes ≥ 100 G/L, AST/ALT ≤ 3 x LSN (≤ 5 x LSN en cas de métastases hépatiques), bilirubine totale ≤ 1,5 x LSN, clairance de la créatinine > 30 mL/min (CKD EPI).
  • Tests de coagulation adéquats (INR et temps de céphaline activé (TCA) ≤ 1,5 × LSN) sauf si le patient reçoit un traitement anticoagulant.
  • Preuve de statut post-ménopausique ou test de grossesse urinaire ou sérique négatif pour les patientes pré-ménopausées.
  • Les hommes et femmes en âge de procréer acceptent d’utiliser deux méthodes (une pour le patient et une pour le partenaire) de contraception médicalement acceptable (méthodes dont le taux d’échec est <1 % par an) pendant l’étude et pendant 6 mois après la dernière prise de traitement.
  • Le patient est capable de comprendre, de signer et de dater le formulaire de consentement éclairé écrit lors de la visite de sélection avant toute procédure spécifique au protocole.
  • Bloc tumoral disponible (spécimens chirurgicaux de la tumeur primaire et, si non disponible, biopsies tumorales).
  • Le patient est disposé à participer aux études biologiques.
Critères d’exclusion :
  • Participation simultanée à un autre essai clinique, sauf s’il s’agit d’une étude observationnelle ou uniquement du suivi pour la mise à jour du statut de survie d’une étude interventionnelle.
  • Administration de la dernière dose de traitement anticancéreux ou de radiothérapie palliative ≤ 2 semaines avant la première dose du médicament de l’étude.
  • Occlusion intestinale actuelle ou antérieure dans les 28 jours précédant la première dose du médicament de l’étude.
  • Toute toxicité clinique significative non résolue, NCI CTCAE v5.0 ≥ grade 2 due à un traitement anticancéreux précédent (sauf neuropathie).
  • Plus de 3 lignes de traitement antérieures.
  • Chirurgie majeure (par ex. laparoscopie exploratoire non considérée comme chirurgie majeure) dans les 2 semaines précédant la première dose du traitement.
  • Antécédents de carcinomatose leptomeningée ou de métastases cérébrales symptomatiques ou non traitées. Les patients dont les métastases cérébrales ont été traitées peuvent participer si tous les symptômes neurologiques développés à la suite des métastases sont résolus ou stables.
  • Troubles cardiaques sévères (y compris, mais sans s’y limiter : infarctus du myocarde aigu, AVC, angine instable, insuffisance cardiaque NYHA classe III/IV ou FEVE <50%) dans les 6 mois précédents.
  • Dysfonction hépatique sévère (cirrhose Child-Pugh B ou C).
  • Ulcère gastrique ou duodénal actif.
  • Événements thromboemboliques (y compris thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire) dans les 6 derniers mois.
  • Maladie intercurrente non contrôlée, incluant mais sans s’y limiter : infection en cours ou active, hypertension non contrôlée (définie comme tension artérielle systolique ≥140 mmHg et/ou diastolique ≥90 mmHg malgré une prise en charge médicale optimale), maladie pulmonaire interstitielle, affections gastro-intestinales chroniques graves associées à la diarrhée, maladie psychiatrique ou situation sociale limitant la compliance aux exigences de l’étude, augmentant substantiellement le risque d’événements indésirables ou compromettant la capacité du patient à signer le consentement éclairé écrit.
  • Test urinaire montrant protéinurie ≥ 2+ ou protéinurie sur 24 heures ≥ 1,0 g/24h.
  • Test positif connu pour le VIH, hépatite B ou C active, tuberculose active.
  • Allergie ou hypersensibilité connue à l’un des médicaments de l’étude ou à l’un des excipients (excipient présentant un risque potentiel d’allergie : tartrazine (E102), sunset yellow FCF (E110), lactose monohydraté).
  • Traitement antérieur par trifluridine/tipiracil et/ou fruquintinib et/ou regorafénib et/ou tout inhibiteur de tyrosine kinase anti-VEGFR.
  • Infection active nécessitant une antibiothérapie intraveineuse au jour 1 du cycle 1.
  • Autre malignité dans les 3 ans précédant l’inclusion dans l’étude, sauf cancer localisé in situ, carcinome basocellulaire ou épidermoïde cutané, ou toute tumeur localisée avec résection complète.
  • Traitement par inducteurs puissants du CYP450 (aucune contre-indication pour les inhibiteurs).
  • Patiente enceinte ou allaitante.
  • Galactosémie congénitale, déficit total en lactase (intolérance au lactose) ou syndrome de malabsorption glucose-galactose.
  • Patients ayant présenté des saignements cliniquement significatifs au cours des 2 derniers mois.

Centres d'investigation

En cours
Nom : Institut Strauss
Ville : Strasbourg
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Nom : Service
Prénom : Recherche clinique
Téléphone : 03 88 25 24 13
Email : recherche-clinique@institut-strauss.fr
En cours
Nom : CHU de Dijon Bourgogne
Ville : Dijon
RESPONSABLE MÉDICAL
Aucun responsable médical renseigné
CONTACT TECHNIQUE
Aucun contact technique renseigné

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