| Type : | Académique |
| Statut : | Ouvert |
| Phase : | IV |
| Étape de prise en charge : | Diagnostic |
| Date d'ouverture : | 06/03/2023 |
| Date clôture : | 06/03/2026 |
| Promoteur : | CHU de Reims |
| Progression du cancer: | Pas de progression |
Cette étude vise à évaluer la performance de la spectroscopie vibratoire (techniques infrarouges et Raman) dans le diagnostic du cancer de la vessie à partir d’échantillons d’urine.
Les cancers urologiques affectent les organes et structures des voies urinaires masculine et féminine ainsi que le système reproducteur masculin. Le cancer de la vessie (BCa) est le deuxième cancer urologique en incidence après le cancer de la prostate et représente le dixième cancer le plus fréquent au monde. Ce cancer présente des taux de récidive et de progression élevés. La cystoscopie et la cytologie urinaire sont actuellement les examens de référence pour le cancer de la vessie. Néanmoins, le premier est invasif et le second présente une faible sensibilité, notamment pour le cancer de la vessie de bas grade. Il est donc crucial de mettre en place un outil d’examen précis, non invasif et sensible pour diagnostiquer les patients atteints d’un cancer de la vessie à un stade précoce.
D’une part, l’urine est collectée de manière non invasive et considérée comme un biofluide proximal provenant de la vessie. En revanche, la spectroscopie vibratoire, incluant la spectroscopie infrarouge et la spectroscopie Raman, est largement utilisée pour l’analyse d’échantillons biologiques et fournit une empreinte moléculaire de l’échantillon avec une préparation minimale ou pas nécessaire. Appliquée sur l’urine, cette technique peut offrir une alternative intéressante pour le diagnostic et la surveillance du cancer de la vessie. Ainsi, ce projet de recherche vise à évaluer les capacités analytiques de la spectroscopie vibrationnelle urinaire dans le but de développer un test diagnostique pour le cancer de la vessie urothéliale.
L’étude est prévue pour 36 mois. Les patients qui approuvent leur participation à l’étude répondront à un questionnaire nous permettant d’obtenir des informations cliniques. Parmi ces patients, des échantillons d’urine seront prélevés au service d’urologie de l’Hôpital universitaire de Reims. Les échantillons d’urine seront directement analysés par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier et/ou par spectroscopie Raman améliorée en surface, puis stockés à -80°C pour une analyse ultérieure.
- Cancers uro-génitaux
- Vessie
- Tumeur maligne de la vessie - Cim10 : C67