| Type : | Institutionnel |
| Statut : | Ouvert |
| Phase : | III |
| Type de traitement : | Hormonothérapie |
| Étape de prise en charge : | Stade métastatique : 1ère Ligne |
| Date d'ouverture : | 04/12/2025 |
| Date clôture : | 23/05/2035 |
| Promoteur : | European Organisation for Research and Treatment of Cancer |
| Progression du cancer: | À distance |
Le cancer de la prostate dépend des androgènes, et les premiers traitements visaient à réduire la production de testostérone. Les thérapies se sont ensuite étendues aux inhibiteurs des récepteurs aux androgènes, utilisés en combinaison pour bloquer au maximum ces hormones. Ces traitements améliorent la survie globale, mais leur utilisation continue entraîne des effets secondaires importants : fatigue, détresse émotionnelle, baisse de libido, dysfonction sexuelle, risques cardiovasculaires, troubles cognitifs et perte de densité osseuse.
Les essais cliniques se concentrent généralement sur l’efficacité, en négligeant l’impact sur la qualité de vie. L’idée de traitements intermittents (permettant des “pauses thérapeutiques”) pourrait réduire la toxicité, mais reste peu utilisée par crainte de diminuer l’efficacité.
Le cancer de la prostate est un bon modèle pour tester cette approche, car le PSA est un marqueur fiable de l’activité tumorale. Lorsqu’un patient arrête le traitement après une bonne réponse du PSA, la testostérone remonte progressivement, améliorant le bien-être. Le suivi régulier du PSA permet de reprendre le traitement au bon moment.
Cependant, on ignore encore l’impact réel de cette stratégie sur la survie globale : elle pourrait retarder la résistance à la castration, ou au contraire l’accélérer.
L’essai proposé compare donc un traitement continu à un traitement intermittent basé sur l’évolution du PSA. L’objectif est de déterminer si les gains en qualité de vie justifient les risques potentiels pour la survie, et d’apporter des données solides pour guider les décisions thérapeutiques.
L’objectif principal de la désescalade est d’examiner si l’utilisation d’un schéma intermittent entraîne une survie globale similaire à celle d’un traitement continu.
- Cancers uro-génitaux
- Prostate
- Tumeur maligne de la prostate - Cim10 : C61