| Type : | Académique |
| Statut : | Ouvert |
| Phase : | Étude observationnelle |
| Type de traitement : | Radiothérapie |
| Étape de prise en charge : | Stade métastatique : 2ème Ligne, Stade métastatique : 3ème Ligne et + |
| Date d'ouverture : | 13/11/2025 |
| Date clôture : | 30/12/2026 |
| Promoteur : | Centre Jean Perrin |
| Progression du cancer: | À distance |
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Son incidence augmente avec le vieillissement de la population. Au stade localisé, le taux de survie globale (OS) à 5 ans est de 98 %. La progression métastatique et la résistance à la castration ont un impact négatif sur le pronostic. Malgré les récents progrès thérapeutiques, l’OS à 5 ans est d’environ 30 %. Les avancées dans cette indication reposent principalement sur l’utilisation des taxanes et des hormonothérapies de seconde génération. Ces traitements ont permis d’améliorer l’OS et la survie sans progression (PFS) et sont aujourd’hui considérés comme des standards de prise en charge.
Plus récemment, l’essai de phase III VISION a confirmé l’amélioration de l’OS et de la PFS radiologique obtenue par le traitement par radioligand 177Lutétium-PSMA-617 (Lu-PSMA) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) à un stade avancé.
Ce traitement est actuellement disponible en accès précoce en France. Malgré des résultats encourageants, 40 % des patients ne répondent pas au Lu-PSMA, et il n’existe à l’heure actuelle aucun facteur prédictif validé. Des études sont en cours, mais l’identification de biomarqueurs semble indispensable pour mieux stratifier le risque chez ces patients.
De nombreux tests pronostiques tissulaires fondés sur des caractéristiques moléculaires ou sur la prolifération cellulaire émergent dans cette perspective. À ce jour, le profilage moléculaire n’est pas une technique utilisée en routine pour le cancer de la prostate, contrairement à d’autres cancers solides. À un stade précoce, l’outil de classification génomique Decipher® a montré une utilité pronostique indépendante des données thérapeutiques et clinico-pathologiques.
Selon des études récentes, l’analyse du méthylome permettrait de subdiviser les mCRPC et pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Au stade métastatique, certaines anomalies moléculaires impliquant les gènes de réparation de l’ADN sont prédictives de la réponse aux inhibiteurs de PARP.
L’analyse moléculaire (mutations, altérations du nombre de copies, expression génique, méthylation de l’ADN) pourrait ainsi être utile pour optimiser la prise en charge des patients mCRPC traités par Lu-PSMA.
Si des anomalies moléculaires fiables sont identifiées sur tissu tumoral, une technique diagnostique reposant sur l’analyse de l’ADN tumoral circulant (ctDNA) pourrait s’avérer précieuse pour guider la décision thérapeutique. Une collection biologique sera donc constituée au cours de cette étude, en vue d’utiliser l’analyse du ctDNA dans des travaux de recherche ultérieurs.
- Cancers uro-génitaux
- Prostate
- Tumeur maligne de la prostate - Cim10 : C61